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Millau

Millau sera toujours Millau…

 

 Aucune course que je ne connaisse ne lui ressemble, aucune personne rencontrée sur les diverses épreuves parcourues ne ressemble à celles de Millau, rien n’est pareil, jusqu’au bout le doute subsiste, que ce soit la première ou non l’inconnu, le doute  et l’appréhension font partis de l’épreuve.

On dit d'elle qu'elle est mythique, la plus dure, je ne sais pas, mais lorsque les jambes sont dures que le souffle est court, que vous croisez les premiers qui vous semblent presque être arrivés alors qu’il vous reste encore beaucoup, ce n’est pas facile en effet.

Je vais essayer de vous raconter « mon Millau 2007 », avec mes mots, mes souvenirs et conclusions (soyez indulgents)…

La première question qui m’a longtemps tourmenté était : Est-ce que j’y vais ?

Après plusieurs changements d’avis, légitimes quand on est « poisson », je me suis enfin décidé à prendre le départ de « mon » troisième 100km de Millau.

Hélène, ma chère et tendre, n’a pas été facile à convaincre mais comme d’habitude elle m’a suivi avec plus de mérite que moi-même dans cette nouvelle folie…

Nous voila donc partie du Luc en Provence vendredi dernier,  avec Hélène et Philippe mes suiveurs uniques et irremplaçables, pour un voyage décontracté sans pression et un piquenique au bord du Lac du Salagou du côté de Lodève pour ceux qui connaissent. La personne qui nous a le plus manqué c’est Babeth qui malheureusement n’a pu nous accompagner pour ce weekend aveyronnais.

Je disais donc pas de pression mais un petit domaine de la fouquette (rosé de Provence) pour accompagner notre salade de pates, jambon de pays « de Lozère », etc.

Nous retrouvions nos amis Anthony, Joe et Mathieu au retrait des dossards avant que Manu ne nous rejoigne et que nous nous dirigions vers notre hôtel  situé à Aguessac(12).  Hôtel très pratique pour les suiveurs car il se situ juste au bord de la route où passe la course.

Après avoir pris possession de nos chambres nous nous sommes retrouvés avec Dominique et jean Pierre venus pour nous encourager sur le parcours, pour partager le repas du soir dans une ambiance bonne enfant.

Ce n’est pas que nous sommes spécialement de gros mangeurs mais le repas spécial « 100km de Millau » nous laissait un peu sur notre faim ; tout ceci fut vite oublié.

Nous y voila, nous sommes samedi matin. Anthony qui s’attaque à son premier Millau, Manu qui part pour un deuxième et moi-même rejoignons le départ. Quelques dernières plaisanteries concernant les chaussettes « défatigantes » fusent et puis la fanfare s’élance dans l’allée des platanes…

Une sensation devenue habituelle me traverse ;  je revois le parcours, la peur  est présentes mon seul but au vue de mon état de forme et de l’évolution de ma préparation est de terminer.

Le speaker annonce 1900 personnes au départ (nous supposons que les marathoniens sont compris dans le lot), c’est énorme. Et puis le décompte les derniers encouragements et le coup de pistolet.

Tout le monde s’élance, Manu reste à proximité de moi durant le premier kilomètre avant de partir devant. Anthony reste sagement derrière et adopte dès le départ un rythme comme il dit « pour aller au bout ».

Je constate la présence des meneurs d’allure de 12h., 11h. Et 10h. N’ayant pas vraiment de d’objectif de temps et je décide de courir à mon rythme.

Le premier ravitaillement pris, je retrouve Hélène et Philippe prêt pour chevaucher leurs bicyclettes et me suivre pendant des heures et des heures…

Tout est convivial, les gens au bord de la route ne sont jamais avares d’encouragements, les bénévoles sont vraiment des personnes à mettre en avant car ils ont été serviables et disponibles du premier au dernier.

A tour de rôle Philippe et Hélène immortalisent cette journée et les kilomètres s’enchainent. Au allant tour du 25ième, Mathieu nous rejoint afin de nous donner des nouvelles d’Anthony qui progresse à son allure.

Nous discutons avec quelques suiveurs et coureurs de choses et d’autres, les « salut les varois » fusent. Hélène m’impressionne quand elle avale les montées pourtant déjà raides. Philippe est à mes côtés depuis le 7ième kilomètres et il le restera jusqu’au dernier, qu’elle EQUIPE comme il dit. Ils n’ont eu de cesse de s’informer de mon état de santé tout au long du parcours : OUI QU’ELLE EQUIPE. Je sais que Philippe aurait bien aimé participer à cette épreuve mais une vilaine blessure l’en a empêché.

Le téléphone commence à sonner,  je pense que les opérateurs téléphoniques se frottent les mains de l’organisation de ce genre d’épreuve. J’en profite afin de vous remercier tous de votre soutien.

Et nous voila au marathon, cela fait 4 heures de course. Allez un bon quart d’heure de pose, le temps de se mettre un peu de crème sur les muscles des jambes, de nok sous les bras, de changer de tenues en haut : TU PARLES D’UNE POSE…

Et nous voilà repartis, Tiens je croise Manu qui arrive au marathon ; je suis surpris car je pensais qu’il était devant moi. Je l’encourage mais il me dit qu’il arrête. J’essaye de lui dire que ce n’est qu’un mauvais moment que cela va passer mais je ne le reverrais pas.

Bon maintenant nous allons attaquer les vrais difficultés de l’épreuve, beaucoup de question me traverse l’esprit : suis-je assez frais, est ce que je vais y arriver, est ce que j’en ai envie,  pourquoi suis je là ? (si je vous dis que je suis poisson ce n’est pas pour rien).

Je balaye toutes ces questions en pensant au courage d’Hélène, à mes enfants et à l’amitié de Philippe : Je n’ai pas le droit de les décevoir. J’irais au bout pour eux pour qu’ils voient que leur mari, leur père et leur ami « ne lâche rien »…

Le temps quant à lui n’a que peut d’importance. Au risque de décevoir les plus compétiteurs,  je trouve qu’avant de vouloir faire X heures il faut ESPERER finir. La course est tellement longue que le doute subsiste jusqu’au bout ce n’est jamais gagné tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie.

Première grosse difficulté, la montée du Viaduc (direction Sainte Affrique) : Premier passage à vide, Philippe à mes côtés me parle, j’essaye de me relaxer, je réduis l’allure et franchis ce palier avec quelques « crampounettes » sur la fin. Le 50ième, Hélène est la nous faisons la photo souvenir et nous nous lançons dans la descente vers St Georges où le ravitaillement est le bienvenu.

Peu après nous rencontrons plusieurs coureurs et suiveurs avec lesquels nous échangeons des impressions de course et quelques encouragements.  Le premier est sur le retour cela fait exactement 6h00 de course lorsque nous le croisons. Malgré nos encouragements et félicitations il attache peu d’importance à notre présence (sans doute trop pris par la COMPETITION : à chacun son Millau).

Je lance à Philippe, c’est dommage je me suis trompé de dossard si j’avais pris le 827 au lieu du 826  j’aurais presque fini. Le futur vainqueur avait en effet le dossard juste après le mien.

Nous arrivons au ravitaillement du 60ième, je ne suis pas trop mal on va dire, les crampes ne me gène pas trop, le moral est là, mais surtout Hélène et Philippe me soutiennent sans relâchement. Après avoir croisé les 2ième et 3ième nous franchissons la côte de THIERGES toujours en courant avant de rejoindre Sainte Affrique via une descente de 7 kilomètre environ qu’il va falloir remonter bien sûr : sinon ce ne serait pas drôle, pas vrai ?

En effet, descente interminable et bien sur montée interminable aussi. Mais à Saint Affrique après le pointage, le moral est un peu plus remonté lorsque j’aperçois Dominique et Jean Pierre, qui était déjà positionné au Marathon et qui sont là pour nous soutenir et qui nous dirons plus tard  avoir passé une superbe journée.

Arrivée en haut de la côte de Sainte Affrique, alors que la barre des 80kms approchait à grand pas nous croisons Anthony, Mathieu et Joe qui vont attaquer la descente. Malgré les douleurs, Anthony avance à son rythme ; son but : Devenir un CENT BORNARD…

Hélène devine les moments difficiles et me fait croire que je vais trop vite et trop bien ; cela m’aide beaucoup, j’essaye de me décontracter ; je cours toujours et encore. Allez plus qu’un semi et puis c’est gagné.

Deux radars automatiques se trouvent entre le 80 et le 90 kms : il faut ralentir bien sur…

La nuit arrive au pied de la côte du viaduc de Millau et un nouveau changement de tenue du haut du corps est le bienvenu.  

Le 90ième passé, Philippe entreprend des calculs savants pour me dire que je suis dans les temps de mon dernier Millau, que si « je ne lâche rien », j’aurais une double belle surprise à l’arrivée (celle d’arrivée et celle de battre mon vieux record de 2 ans. J’ai du mal à lui répondre, là je souffre vraiment, le temps m’importe peu, je veux finir et dix kms sont long après 90kms. Alors j’avance en promettant de faire de mon mieux, je crois même que je l’ai juré.

Nous franchissons le Viaduc et arrivant peu après au 95ième km, j’approuve les derniers conseils pertinents de Philippe et Hélène qui m’impressionne de plus en plus.

Après un bref ravitaillement nous nous engageons dans les trois derniers kilomètres.

Je ne sais pas comment Philippe a réussi à me faire accélérer comme cela, je devais au moins courir à 10km/h. (on ne se moque pas s’il vous plait) et je finissais en sprint. Hélène était partie devant, Philippe monte l’allée de l’arrivée à mes côtés, nous nous tapons dans les mains, je n’ai de cesse de le remercier. Le bonheur et l’émotion  sont très intense, j’ai la « Hargne », je lève les bras en poussant des cris de victoire, je me trouve à côté d’un coureur qui en finit et veut lui lever les bras mais « il n’a pas trouvait çà drôle », je cherche Hélène, Philippe me quitte, mince je suis seul, qu’est ce que je fais et là je passe la ligne d’arrivée tout seul (mon seul regret).

Je monte sur le podium et suis interviewé par le speaker qui voyant mon enthousiasme me fais parler au moins quelques minutes. Je reconnais y avoir pris du plaisir car je tenais vraiment à remercier cette femme qui partage ma vie au quotidien, qui supporte les entrainements, les humeurs  et qui me « bade » (elle comprendra)…

Et puis je voulais remercier la personne grâce à qui je cours et qui m’a encore une fois permis de dépasser mes limites : l’Amitié est rare et ne s’achète pas : Monsieur Philippe RICHARD vous êtes quelqu’un hors du commun… J’espère te suivre bientôt à mon tour.

Voila ensuite ce fut massage, repas léger, encouragements pour Anthony et puis douche et dodo.

Nous avons terminé notre week end par un bon restaurant que je vous conseille d’ailleurs : la mangeoire située dans Millau, avant de regagner notre région.

Voila mon Millau 2007 en espérant que le récit vous a permis de partager cette nouvelle aventure…

Quelques photos ci-dessous.

Amitiés sportives.

Marc

J-2

J-2 avant une nouvelle édition des 100 kms de millau à laquelle je vais participer avec le dossard n°826 en espérant vivre des moments aussi extraordinaire que pour les éditions précedentes.

La douleur des jambes vous fait jurer de ne jamais revenir et que trois jours plus tard vous seriez prêt à repartir, cette contradiction est due à l'inconscience surement...

Le temps devrait être clément en ce samedi 29 septembre 2007 si l'on fait confiance aux prévisions météo 

Quoi qu'il en soit le bonheur de franchir la ligne d'arrivée de millau est un moment inoubliable.

Je vous dis à la semaine prochaine pour vous raconter cette nouvelle aventure au cours de laquelle je serais suivi par ma chère et tendre Hélène et mon ami Philippe qui je l'espère me supporteront...

Bon week end à toutes et tous.

marc

                   Le départ est donné.  Voilà le désormais rituel arrêt pour soulager un besoin naturel du premier kilomètre passé (si j’y retourne, l’année prochaine je fais mettre une cabine de toilette), et c’est reparti ; j’adopte un rythme me convenant, je fais la connaissance de plusieurs coureurs et notamment du premier V3, 2004, un toulonnais qui me fait part qu’il effectue des stages chez le créateur de l’épreuve Monsieur COTTEREAU, sa stratégie s’arrêter toutes les demi-heures pour une minute afin de récupérer dans la tête. 

                   Je me situe entre la meneuse d’allure des 11 h et celui des 12h. Hélène est là au septième kilomètre, je suis bien dans ma course, tout va pour le mieux. Au quinzième,  Manu nous dépasse comme une « flèche », nous l’encourageons, il a l’air vraiment facile.

                   La journée est belle, je suis avec ma femme en pratiquant un sport qui permet de se dépasser, d’aller plus loin que l’on croit pouvoir aller. Nous progressons, le semi est passé sans encombre ; tiens ils ont déplacé le ravitaillement il est avant la côte des Roziers, le village.

                  J’aperçois la meneuse d’allure des onze heures et lorsque je reviens sur elle lors d’un ravitaillement, je décide d’essayer de rester avec elle.  Nous encourageons les coureurs et ceux-ci nous encouragent notre surnom est vite trouvé : « les onze heures » (mais çà ce gagne ce n’est pas donné comme tout d’ailleurs). Notre meneuse d’allure,  Anne-Cécile, charmante de surcrois nous a dit une minute d’arrêt à chaque ravitaillement. Nous passons au 30ième et peu après c’est l’heure de la photo souvenir. Voilà le marathon est arrivé, Hélène (ma femme) part devant et moi suivant toujours les consignes de Mme 11h., je m’arrête, environ ¼ heures à Millau avant de repartir et de remettre la machine en route. 

                 Nous effectuons la montée du viaduc en marchant les mains sur les cuisses pour ceux qui souffrent (qui ne souffre pas ?). Hélène a déjà fini la côte et m’attend au 50ième pour la deuxième photo souvenir. La descente sur st rome et les jambes deviennent vraiment dures là il va falloir être fort dans la tête. Ravitaillement du 55ième ; manu est là avec Lydie, il souffre, je lui demande de repartir avec notre groupe mais je ne le revois pas quand nous repartons, il finira en 11h30 bravo manu , je me retrouve seul avec la meneuse pendant deux ou trois kilomètres et puis nous courons avec un triathlète qui fait son premier Millau et qui comme les autres souffre. Il est très sympa il me motive, j’en fait de même, nous resterons ensemble jusqu’au 77ième environ. Michel nous a rejoint, il joue au photographe volant, me ravitaille ; j’ai vraiment de la chance deux suiveurs pour moi plus une meneuse, plus Babeth et Philippe au téléphone,  si avec çà tu fini pas Millau arrête la course à pied marco. Ce qui est sur c’est que je saoule personne avec mes paroles.

                    Nous en sommes environ au 60ième, lorsque nous croisons Bruno HEUBI à qui il reste moins de vingt kilomètres pour un sacre bien mérité ne serèsse que pour l’investissement mis dans la création des meneurs d’allure à qui je dois beaucoup aussi. 

                   Dans la côte de thiergues, nous croisons le cinquième à ce moment là, Monsieur EL YAKKOUBI Mohamed dit Saïd (08h30 à l'arrivée, merci pour la pizza), avec qui nous nous tapons dans les mains pour nous encourager. Il croisera ensuite Hélène à qui il dira que pour lui c’est bon il a fait le plus dur (il lui en resté 20 quand même). 

                  Hélène restera en haut de thiergues, Michel descend avec nous. St Affrique n’a rien à voir avec l’année précédente, le ravitaillement ne dure que 30 secondes par rapport à l’année dernière où je m' étais arrêté pendant 30 minutes. 

                  Le triathlète craque dans la montée de St Affrique au retour,  mais il finira pratiquement comme moi. Anne-Cécile nous fait courir tout le long de la côte malgré les recommandations de son mari qui joue le rôle de suiveur. 

                   Le 80ième arrive et nous commencons à redescendre la côte de thiergues : Gros coup de pompe, nous retrouvons hélène. Je laisse partir Anne-Cécile qui veut m’attendre, je ne manque pas de la remercier pour tout ce qu’elle a fait pour moi. Vous m’avez beaucoup appris sur la course à pied Madame, je vous promets d’aller au bout. 

                   Hélène et Michel sont là, Nous rattrapons Vincent, qui partageait l’hôtel avec nous qui vaut 09h30 sur 100kms mais que les jambes ont trahi, il finira quand même en 11h11.

                   Nous croisons les filles du club Marie-Claude et Eliette qui en sont au 60ième, bravo les filles vous l'avez dans la tête et vous finirez peut importe le temps puisqu'aujourd'hui vous pouvez dire on a fait millau bravo.

               Hélène et Michel m’encourage, moi je suis à la rue, incapable de courir la montée du viaduc, ne voyant jamais la fin mais quel BONHEUR et quelle FIERTE de rentrer dans le gymnase de Millau main dans la main avec ma moitié en bouclant mon deuxième 100kms de Millau en 11h21mn et 43s soit une heure trente minutes de moins que l’année dernière.(Mon seul regret c'est que je n'ai pas eu la photo de l'arrivée) 

Remerciements

                  Merci à tous de m’avoir permis d’accéder à ce bonheur indescriptible, rare comme dirait le coach. 

              A tout seigneur tout honneur, merci Hélène qui supporte les entraînements, qui me suit sur ce genre de course car ce sont des moments qu’il faut absolument partager avec ce que l’on aime. Bravo pour ta course à toi aussi, tu as était raisonnable et si tu n’avais pas été là je ne sais pas si j’aurais fini.

                   Michel toi aussi, tu y es pour beaucoup dans ma réussite dans cette épreuve, surtout que je ne t’ai pas saoulé avec mes paroles ; merci le photographe volant.

                   Babeth et Philippe, merci pour tout, merci pour vos encouragements téléphoniques, merci pour votre amitié.  Merci à vous de nous avoir proposé de participer à cette épreuve et de nous l’avoir faite découvrir l’année dernière. Merci Philippe pour le plan d’entraînement car tout part de là, il était sur mesure.  Merci de nous avoir réservé l’hôtel.

                    Merci Anne-Cécile, vous m’avez beaucoup appris sur la course à pied en l’espace d’un jour. 

                    Bravo à tous ces gens qui courent la distance pour dépasser leur limite juste pour finir en donnant le meilleur de soi même, premiers ou derniers peu importe, pas pour de l’argent, pas pour la gloire non juste pour aller au bout.

                     Puisse ce résumé vous rendre un peu de l’amitié et de l’amour que vous m’avez apporté pendant cette épreuve. Grâce à vous tous, j’ai réussi à faire quelque chose qui me semblait irréalisable. 

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