Cette aventure sportive et humaine n’est pas un long fleuve tranquille, mais une page de notre vie qui nous permet de vivre quelque chose
d’unique ; Chacun ayant son caractère, sa personnalité, ses qualités et ses défauts, nous nous créons des liens dans la difficulté et faisons preuve de courage ensemble pour aller au
bout.
Le parcours nous permet de « visiter » ou plus tôt de visualiser des coins spendides, comme par exemple l’abbaye du Thoronet qui au
moment où nous passons peu après le levé du jour et entourée de brume, je n’ai qu’un mot : magique !
Les oliveraies remplacent souvent les vignes et les rangés sont montées en restanques. Chez nous, c’est l’époque des vendangues alors je ne
vais pas vous cacher qu’une ou deux fois nous nous sommes permis d’emprunter une grappe de raisin le long de la route… délicieux d’ailleurs ! Pardonnez nous toi le vigneron.
Nous voilà à Lorgues, l’occasion pour chantal de faire une halte dans une pharmacie afin de remplir la trousse médicale avec du synthol et des
compresses. Tout doucement la difficulté du jour s’approche ; je l’appréhende. Je demande à Philippe pour se rappeler de bons souvenirs (voir périple 2006 et 2008), s’il ne veut pas
partager ce moment de bonheur : Ce qui est bien c’est que tu n’as jamais à te faire prier avec Philippe !
Nous sommes dans le trou au pied de la côte ; un ruisseau coule sous le petit pont en pierre que nous traversons ; Au même endroit,
une cascade déverse des filets d’eau, le mélange de couleur est sublime, l’eau fraiche nous permet de se rafraichir car la chaleur est là : il est un peu plus de onze heures. Tout le monde
est regroupé pour une photo que je vous laisserai apprécier sur l’album.
Puis nos amis cyclistes découvrent dans le ruisseau une horrible couleuvre, j’en ai des frissons rien qu’en écrivant son nom, elle est morte
ils la sortent de l’eau et immortalisent la bête avec l’appareil photo : je n’aurais jamais pu le faire ; Christophe et son fils sont passionnés par ce genre d’animal, je suppose
qu’Alexandre sera très heureux de voir cet animal en photo car pour Hélène il était hors de question que nous le ramenions dans le fourgon…Christophe avale toujours les kilomètres en
courant !
Tout le monde regroupé, la côte se fera chacun son rythme.
C’est l’occasion pour Philippe et moi de se rappeler de la montée de Barre des Cevennes, le col de la croix neuve, la cote qui nous a conduit
sur le plateau de l’aubrac et même si aujourd’hui le dénivelé positif n’est pas Lozèrien je peux vous dire que les pourcentages n’ont rien à envier à notre département… Bref, une montée très
rapide où le cardiofréquencemètre a failli exploser mais beaucoup de bonheur.
Tout le monde arrive au fur et à mesure au sommet, Chantal, Anthony, Victor, Fabrice, Joe Christophe et Lionel ont les traits tirés ; Je
crois que mes amis me détestent un peu à ce moment là mais sont quand même fiers d’avoir passé cet Everest !
Fabrice et Philippe nous quittent pour aller au travail, nous sommes à Flayocs. Nous traversons le village et bifurquons sur une petite route
Tranquille (hein Joe) de campagne ombragée pour partager les dernières foulées et le dernier croisement qui annonce les derniers 200m interminables…Enfin le panneau du Hameau mondialement
connu : LENTIERS
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